Écologie et moto ?

Il n’y a pas de personnes invisibles. C’est nous qui ne voulons pas voir. (Gilberto Araújo de Alcântara)

Pas un jour ne passe sans qu’un média ne relaye un sujet sur la mobilité et son impact écologique. Les nouveaux modes, les nouvelles mobilités, on nous en bassine presque autant qu’avec le Covid, c’est dire ! Et presque à chaque fois, le même constat : on parle – en bien ou en mal – transports en commun, automobile, vélo, EDP (engins de déplacement personnel, entre autres les trottinettes…), mais le deux-roues motorisé n’a pas l’honneur des sujets, ni des débats d’ailleurs.

Pourtant, dans le cadre de la transition énergétique, le deux-roues motorisé a bien toute sa place. Faible encombrement, faible consommation, temps de trajet proche de l’idéal, moins de bouchons, moins de transports en commun saturés, les gestes barrières avec l’équipement du motard et la distanciation physique… une option favorable au bien public !

Nos détracteurs disent que quel que soit le moteur thermique, il pollue. C’est vrai. Mais ne dire que ça, c’est tenter de cacher une forêt derrière un arbre ! Le bon sens populaire dit qu’entre deux maux, il faut choisir le moindre ? Nous l’avons choisi : c’est le deux-roues motorisé ! Nos détracteurs disent qu’une moto pollue X fois plus qu’une voiture ? C’était encore vrai d’une partie du parc, mais les dix années de retard de la norme Euro moto sont comblées depuis le 1er janvier 2020 : les rejets exigés des motos sont les mêmes que ceux exigés d’une voiture. Et comme la moto consomme moins et moins longtemps : CQFD.

Alors oui, nous sommes, pour l’instant du moins, peu visibles dans les médias et dans les politiques publiques. Mais le réveil populaire pourrait bien sonner le retour en grâce des oubliés que nous sommes. Les acteurs du monde de la moto l’ont bien compris : c’est tous ensemble que nous défendons la moto comme solution dans le cadre du déconfinement… et après ! Notre message sur la moto solution a été largement repris à travers l’Europe. Ça va finir par payer.

Une chose est sûre, l’avenir de la planète est un sujet central, et la FFMC ne doit pas l’ignorer. Il en va de son avenir, à travers une défense de la moto que les jeunes pourraient comprendre et adopter à nos côtés. Parce que l’écologie, c’est un bien commun, loin des dogmes de certains intégristes trop éloignés des réalités. Un bien commun que nous défendons également, ensemble, parce que la FFMC ne s’est jamais pensée en isolation du monde qui l’entoure.

Les deux-roues sont une solution dans la transition énergétique : faisons avec ce que nous avons !

 

Le Bureau national